| Le domaine des prophéties est immense et très ancien. Le lecteur consultera avec profit mon ouvrage signalé sur ce site "Le Grand Livre des Prophéties" dont je donnerai ici quelques extraits très bientôt. Mais pour l'heure, voici un article sur les idées visionnaires et prophétiques que Lanza del Vasto se faisait de l'Apocalypse de St-Jean, à partir de son ouvrage "Les Quatre Fléaux" (Editions Denöel, Paris 1959), notamment.
LANZA DEL VASTO ET LES TEMPS D'APOCALYPSE (1ère version avril 1995)
En ces temps de Pâques où tout chrétien célèbre la résurrection de Jésus de Nazareth en Jésus-Christ, y-a-t-il meilleure occasion pour parler de l'un de ses lointains disciples que fût, en plein 20è siècle, Lanza Del Vasto, figure ô combien exceptionnelle de l'Occident et de l'Orient à la fois ? C'est donc en écho aux différents textes déjà publiés dans le précédent numéro de Florilège (n°78, mars 95), que je voudrais revenir sur Lui, le très dévoué serviteur des hommes et de Dieu, pour attirer l'attention du lecteur sur un aspect peu connu de son oeuvre et de ses idées. Nul ne contestera qu'en ce siècle finissant, qui coïncide avec la fin du second millénaire après la naissance de Jésus-Christ, notre civilisation soit à un tournant crucial de son histoire. Et bien qu'une guerre nucléaire entre les deux Grands soit désormais à jamais écartée, d'autres menaces tout aussi graves, pèsent, sur cette fragile humanité qui est la nôtre... et dont les tourments, loin d'avoir pris fin dans un idyllique et chimérique bonheur terrestre, ne cessent de grandir, partout et tout le temps. Notre civilisation est-elle donc parvenue en cette nouvelle "fin des Temps" au bord de l'abîme, ou n'est-ce qu'une vision pessimiste et erronée de la réalité des choses qui changent sans cesse (voir sur ce sujet un texte de Micky Papoz et divers commentaires dans les n°25 et 27 du fanzine Chimères, c/o Josiane Kiefer, 10, av. St-Rémy- esc.A4- 93200 Saint-Denis). A cette question angoissante, parce qu'elle nous concerne tous, pas seulement dans notre chair, ni dans le risque de mort physique, mais aussi dans notre esprit, de nombreux prophètes ont tenté de répondre, et cela depuis bien longtemps, anticipant sur les événements proches ou lointains, et même sur l'histoire toute entière de notre humanité. De l'Apocalypse de Saint-Jean, le plus célèbre d'entre eux, aux prophéties modernes de Dozulé, en passant par Notradamus et La Salette, la littérature religieuse et mystique regorge de textes prophétiques plus obscurs les uns que les autres, mais qui tiennent le peuple en haleine et l'empêchent peut-être de sombrer dans un sommeil quasi-mortel. Mortel pour l'âme en tout cas ! Mais peu nombreux sont ceux qui ont essayé d'apporter, non pas une interprétation événementielle et souvent oiseuse de ces textes, mais plutôt une explication plus intime des choses, plus proche peut-être de la réalité ultime et du sens caché de la nature humaine, en recherchant les causes profondes sur lesquelles sont fondées nos angoisses métaphysiques, et partant, notre besoin prophétique. Parmi ces auteurs, Lanza Del Vasto (1901 - 1981), Shantidas (serviteur de paix), chrétien et disciple de Ghandi, constitue me semble-t-il, un exemple remarquable. Mon propos n'est pas ici de retracer la vie ou les idées de cet écrivain mystique moderne, que d'aucuns considèrent à juste titre comme un authentique philosophe des temps modernes, initié aux sources de l'Evangile et de la Non-violence. On parlait surtout de lui avant guerre, puis dans les années 40; souvent dans les années 50 et 60, et depuis... on l'a quelque peu oublié. Il est vrai qu'en 1981, l'année même de sa mort, l'homme aux pieds nus, le jeûneur exemplaire, obtiendra gain de cause dans son combat (commencé au Larzac en 1972) pour la non-violence, l'écologie et l'arrêt du nucléaire. Mais au-delà de ces aspects quelques peu "folkloriques" du personnage (que je respecte dans son intégralité), on peut montrer à quel point sa vision du monde, plus actuelle que jamais, nous serait du plus grand secours aujourd'hui, si nous nous donnions la peine d'y réfléchir quelque peu. En effet, grand poète, mais aussi précurseur d'un Nouvel Age qui tarde à venir il faut le reconnaître, le fondateur de la Communauté de l'Arche , bien injustement oublié de nos jours, et dont l'oeuvre imposante et originale éclaire tout croyant, est l'auteur d'un ouvrage que je considère comme fondamental et qui pourtant reste étrangement méconnu, je veux parler de son livre "Les Quatre Fléaux" , publié chez Denoël en 1959. Dans cet ouvrage de la fin des années 50, période de guerre froide, de reconstruction économique de l'Europe et de l'expansionnisme soviétique, période aussi où la Science matérialiste triomphante, se répand sur toute la planète, Lanza del Vasto se place à contre courant des idées généralement admises à l'époque. Au lieu de d'encenser et de vénérer cette nouvelle trilogie que constitue la "Science-Technique-Industrie", réputée libérer l'homme de l'ignorance et de l'esclavage, il s'emploie au contraire à la dénoncer. Ce faisant, le Maître s'attaque à tellement gros que personne ne s'en rend vraiment compte. Bien avant les révolutionnaires gauchistes et anarchistes de tous poils, il dénonce l'indénonçable et révèle d'une certaine manière l'un des secrets les plus profonds de l'Apocalypse en s'attaquant au fondement même de notre civilisation industrielle, dont le complexe militaro-industriel mondial est peut-être la manifestation la plus apparente du XXè siècle. Misère, Servitude, Guerre et Sédition, rien n'a changé depuis 1945, sont encore aujourd'hui les quatre grands fléaux qui frappent l'humanité depuis le commencement des temps; cela, tout le monde le sait. On a oublié, ou l'on ne veut pas y croire, que l'origine de nos souffrances réside (très probablement) comme le rappelle Lanza del Vasto, dans le péché originel par lequel Adam et Eve voulurent s'approprier la Connaissance pour la jouissance et le profit. C'est-à-dire la Connaissance du Bien et du Mal. Je voudrais m'attacher ici à ce que dit l'auteur des "Principes et préceptes du retour à l'Evidence" sur les deux Bêtes de l'Apocalypse de Jean. C'est au premier chapitre de son ouvrage "Les Quatre Fléaux", Genèse des Fléaux et leur apocalypse, que le mystique aborde cette question, si controversée depuis des siècles par les différents exégètes, sur l'interprétation et la signification de La Bête qui monte de la Mer et de la Bête qui monte de la Terre. Souvenons-nous des paroles de l'Apocalypse de Jean concernant la première Bête :
<Le Dragon lui donna sa puissance et son trône et une grande autorité.(...) Il lui fut donné toute autorité sur les tribus, tous les peuples, toutes les langues et toutes les nations. (...)>>. Que dit alors le mystique du XXè siècle ? Il écrit : <>. Ne voilà-t-il pas une remarque prophétique, une vision claire de ce que l'idéologie marxiste-léniniste n'a fait que confirmer pendant plus de cinquante ans sur le plan politique. L'homme sans Dieu, adore la Bête et s'autodétruit. Et pourtant, combien cette idée peut paraître choquante à bien des esprits. On parle ces jours-ci du transfert des cendres de Pierre et Marie Curie au Panthéon. Quelle étrange coïncidence ? Car en effet, et malheureusement, il y a un lien. Loin de moi l'idée d'attenter si peu que ce soit à la mémoire de ce couple si prestigieux qui a ouvert, avec d'autres, en ce début de notre XXè siècle l'ère nucléaire de l'humanité. Mais il est impossible d'écarter certaines interrogations. Quand la Recherche ne procède pas du désir légitime de lutter contre l'ignorance, n'est elle pas l'expression inavouée d'un immense orgueil humain ? Et tout particulièrement son aspect le plus fantastique, à savoir la physique nucléaire et toute ce qui concerne la structure de la matière ? Cette Bête, la Science avec un grand S est vorace, arrogante, et demande toujours plus; elle se met au service des instincts et des appétits les plus bestiaux de l'homme. N'est-ce pas en effet ce qu'on voit tous les jours ? C'est le Dragon (le Diable ?) qui lui donne sa puissance et non Dieu (voir à ce sujet mon article dans Florilège N°74 sur le Diable). Cette libération que promet la Science est une fausse libération. Certes, elle augmente le confort, mais elle ne donne pas la liberté vraie. <> écrit le prophète. C'est bien d'ailleurs ce que dénoncent depuis toujours les mystiques de tous les temps et de toutes les religions. Et c'est pourquoi l'on peut lire aussi : << Et je vis une ses têtes blessée à mort mais la blessure mortelle guérit.>> Il s'agit là selon Lanza Del Vasto de la Philosophie. Autrefois tête unique de la science, elle avait figure humaine et était sensée éclairer les hommes; elle portait le nom de Sagesse. Mais elle est bien oubliée aujourd'hui, car tous adorent la Bête en cette fin de millénaire, enfin, presque tous. C'est ce que prédit l'Apôtre Jean quand il écrit : <> . En effet, tous admirent les exploits de l'astronautique qui a permis à l'homme d'aller sur la lune, ou ceux de la médecine qui ont fait de nous de véritables sorciers ou magiciens, mais également responsable de cette terrible bombe démographique suspendue au-dessus de nos têtes. Tous aussi admirent les stupéfiants progrès de l'informatique capable bientôt d'asservir l'humanité entière si un sursaut salutaire ne vient pas nous réveiller à temps (c'est un informaticien qui vous parle !). Tous, nous adorons cette Science et son enfant, la Technique-industrie, engendrant la consommation de masse, tant décriée par Marcuse dans les années 60/70, qui nous enrichit matériellement et nous appauvrit spirituellement ! Il suffit de regarder autour de soi. Le désarroi dans lequel se trouve l'homme de notre époque ne vient il pas précisément de tout cela, et de notre incapacité grandissante à maîtriser notre "progrès" ? Alors on revient à l'adage antique bien connu : science sans conscience, n'est que ruine de l'âme. Cette problématique comme on le voit est loin d'être nouvelle. Ce qui fait son importance aujourd'hui, c'est son ampleur. Et ce qui fait l'originalité de Lanza c'est d'en avoir donné une interprétation biblique, confirmant ainsi le sens historique des écrits bibliques et la valeur eschatologique de l'Apocalypse et des Evangiles. C'est vrai, il faut le dire, nous sommes en pleine "Révélation", peut-être depuis le retour des "fils de Brutus" (apparition de la République). D'où l'importance mondiale de la révolution française basée sur le culte de la Raison (i.e. le rationalisme et du matérialisme) et le sens des attaques de la Science envers la foi et la pratique religieuse, qui d'ailleurs ne prouvent rien, mais trahissent l'esprit luciférien et démoniaque qui l'anime. Aux guerres modernes, aux famines, aux exclusions multiples, il faut opposer comme le fait notre mystique, non seulement l'ordre et la justice, mais surtout, l'amour du prochain et la compassion. Au sexe et à l'argent, moteurs du monde moderne, il faut opposer non pas le confort, mais la libération intérieure, d'où seule peut naître la liberté extérieure, et rechercher la solidarité entre les hommes. N'est-ce pas un peu ce qu'annonce Eliane Demazet dans son court poème "le 21è Siècle" (Florilège n°78) que voici :
"Quand la folie des hommes Aura gagné Le Monde AlorsIl n'y aura plus Que l'Amour Pour sauver Les Etoiles..."
Mais la Bête qui sort de la Mer n'est malheureusement pas la seule. L'Apôtre parle aussi d'une seconde Bête qui monte de la Terre :
<< Puis je vis monter de la terre une autre Bête qui avait deux cornes comme celles d'un agneau et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l'autorité de la première Bête (...) Elle opérait de grands prodiges jusqu'à faire descendre le feu du ciel à la vue des hommes. Et séduisait les habitants de la terre (...). Le nom de la Bête est le nombre de son nom. (...) Que celui-là qui a de l'intelligence calcule le nombre de la Bête car c'est un nombre d'homme et son nombre est 666.>>
Cette seconde Bête n'est autre pour Lanza Del vasto que la Machine, dans les griffes de laquelle nous nous débattons présentement. Elle n'a qu'une tête et ses cornes d'agneau sont des leurres. Très beaux leurres, certes, mais gare aux lendemains qui déchantent pour ceux qui ont mis tous leurs espoirs dans ce faux agneau de Dieu. A ceux qui s'imaginaient dans les années 50 que la mécanisation et l'automatisation à outrance pouvait être porteur d'avenir, à ceux qui voyaient dans la nouvelle civilisation matérialiste que le communisme sans Dieu prétendait mettre en place, Lanza dit combien ils se trompent. Tout nous montre aujourd'hui avec le recul comme il avait raison. La Machine, fille de la Science et la technique, témoin du "progrès" commence enfin à montrer en cette fin de siècle, son vrai visage. Mais en son nom, combien d'hommes ont été sacrifiés ? Combien de générations ont été anéanties et combien d'âmes on été perdues. Il est vrai que Jésus parlant à ses disciples de la fin des temps qui doit venir et évoquant l'Apostasie (renoncement ou rejet) qui la précéderait, affirmait que CELA devait se faire, en tout état de cause. Est-ce pour nous sortir définitivement de l'esclavage de la Matière où nous sommes englués depuis la Chute ? Cette immense alchimie collective aurait donc toute son utilité. Espérons-le ! Car si la Fin n'est toujours pas là, combien nous reste-t-il encore à souffrir et de quoi demain sera-t-il fait ? Pierre Souris se pose lui aussi la question (comme beaucoup d'autres avant nous) au travers de ces quelques vers (Florilège N°78) que je reprends ici en hommage à sa vision des choses :
"Demain Ce que sera demain Seigneur vous le savez Pour moi je vois partout le vieux monde qui meurt Des Poissons ce dit-on l'ère touche à son terme Du Verseau point au ciel l'aurore universelle Mais quel renversement Seigneur nous reste à faire Est-ce un renversement des pôles ou de l'esprit Du Temps des Nations que reste-t-il encore L'an 2000 s'avance au galop d'un cheval Est-ce celui tout noir de quelque Apocalypse Attention aux trois coups du rideau qui se lève Le premier sera-t-il celui de la bombe H Le second d'un trident d'une bombe orbitale Et le bouquet enfin l'ekpurosis finale Dies irae Dies illa Teste David cum Sibylla"
Pour conclure, provisoirement bien sûr, ce sujet, notons qu'en 1992, les Editions du Rocher publiait un autre ouvrage du Maître en écho à celui dont nous venons de nous inspirer, intitulé "Les Quatre Piliers de la Paix". Dans celui-ci Lanza Del Vasto continue de nous éclairer sur le sens profond des choses, en particulier sur les menaces qui pèsent sur l'humanité et les moyens d'y parer. Mais combien d'hommes sont-ils capables d'entendre et peut-être d'écouter ce qu'il dit ? A l'heure où le chômage sévit plus que jamais, où la famine ravage une partie du Tiers Monde, où l'Amérique et l'Asie, sans grands scrupules, cherchent à subjuguer le monde de leur supériorité matérielle, y-a-t-il encore quelque place pour l'Amour, la douceur, la simplicité, la justice enfin ?
St-Cloud, avril 1995
1ère LETTRE SUR L'APOCALYPSE
Avertissement : que ceux qui ne croient pas en Dieu ne lisent pas ce texte, car il seront déçus ; que ceux qui ont la foi, quelque soit la forme de celle-ci ou quelque soit son origine culturelle considèrent ce texte comme un simple éclairage de la vérité et non La Vérité elle-même ! Que tous y voient une mise en garde utile à leur devenir et en particulier les chrétiens auquel il est initialement adressé.
Chers amis,
Nous voici donc parvenus au seuil de cette nouvelle ère. Beaucoup d'entre vous pense à l'Apocalypse, mais peu d'entre-vous ont pris la peine de lire le texte de St-Jean avec attention dans son entier. Alors on va fatalement de frayeur en frayeur, peut-être bien inutilement tant il vrai que les faux prophètes usent et abusent des crédules et des innocents. Il est vrai aussi que ce texte est difficile, malgré son exceptionnelle beauté. Il reste très symbolique et pour être franc, pratiquement inaccessible à la raison humaine. Ce qui ne veut pas dire qu'il le soit pour cette autre partie de l'esprit humain, qu'on appelle trivialement l'inconscient et d'où jaillit l'intuition. Car le texte de St-Jean recèle la clef de l'évolution humaine et sa symbolique alchimique ne fait aucun doute. Il synthétise en effet le sens et les étapes de cette évolution pour celui qui veut le lire et le relire, et surtout pour qui sait relier ce texte aux autres documents du Nouveau Testament. J'aurai l'occasion de revenir sur ces rapprochements. En vérité, l'Apocalypse commence avec la naissance de l'Homme, puis avec le Déluge, puis avec la mort de Notre Sauveur, puis avec le Règne de Néron, et pour nous "modernes", on peut dire que la phase finale commence avec le Siècle des Lumières et la Révolution Française. C'est justement ce qui fait toute l'importance de cet événement dans l'histoire récente de l'humanité terrestre. Le retour des Fils de Brutus dans l'histoire de la chrétienté (après la disparition de l'Empire Romain) est non seulement le signal, mais le sens même de l'Oeuvre de Satan dans ce monde. Il faut comprendre que Satan, ex-Prince de ce Monde, ex-créateur et Régisseur de ce Monde (celui de la vie matérielle) est déchu pour cause de trahison, si l'on peut dire. Les Chrétiens, et par extension tous les hommes appelés à être sauvés devront donc choisir leur camp : rester aux mains du Maître déchu et perdre tout espoir de retrouver la Source Divine, ou reconnaître et suivre Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné sur Terre, né au sein du groupe des Esséniens pour la REDEMPTION DES HOMMES (de la Terre et d'autres planètes en quarantaine, pour les mêmes raisons). L'Humanité a suivi quatre âges d'évolution. Ces quatre AGES correspondent en fait aux quatre stades d'incarnation-transformation du FILS de l'HOMME dans le processus de création et de transformation de l'Univers matériel, autrement dit de la partie dense (lourde si vous voulez) de la manifestation Divine. Nous arrivons aujourd'hui au terme de la 4è période, l'AGE de FER ou Kâli Yuga (selon la chronologie hindoue) qui a vu et verra encore d'importants changements se produire pour que le « filtrage de l'humanité terrestre » s'accomplisse dans les conditions prévues par le Plan Divin. Il faut donc s'attendre à des bouleversements de grandes envergure dans les mois ou les années qui viennent, comparables peut-être, aux événements de la dernière guerre mondiale et même encore plus étonnants… Et plus dramatiques. Mais avant que le Fils de l'Homme ne revienne dans son second avènement, il faut que tout cela arrive. Dans son Deuxième Epître aux Théssaloniciens (I, 11 et II,12) St-Paul ne dit-il pas en effet : "L'AVENEMENT DU SEIGNEUR ET CE QUI LE PRECEDERA : (...) Auparavant doit venir l'Apostasie et se révéler l'Homme Impie, l'Etre Perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu (...). Sa venue à lui, l'Impie aura été marquée par l'influence de Satan, de toute espèce d'oeuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes tromperies du mal..." ; il s’agit là du faux Mahdi des musulmans, qui terrorisera l’humanité avant de chercher à la séduire. Comme on le sait, le 20è siècle est bien caractérisé par ces oeuvres de puissance : domination des sept Majors du Pétrole qui contrôlent pratiquement toute l'humanité aujourd'hui, règne de l'automobile, armes nucléaires, conquête spatiale, télématique mondialiste, main mise de certaines multinationales sur l'agro-alimentaire, outrance de la société de consommation et domination arrogante des médiats, de la pub et des arts visuels, ainsi que des perversions qui l'accompagnent, comme la dégradation des moeurs et de l'éducation et des vraies valeurs religieuses, etc... Nous sommes là devant la manifestation typique de la fin du temps des Nations et du règne des railleurs et des moqueurs. La Bête est là ! Mais pour bien comprendre ce que ce signifie dans l'oeuvre de St-Jean les termes de Bêtes et d'Antéchrist, il faut lire les paragraphes des Evangiles et des Epîtres de St-Paul et St Pierre consacrés aux périls des Derniers Temps, aux faux docteurs et aux faux prophètes. Dans l'Apocalypse, qui ne l'oublions pas signifie « REVELATION » en grec (APOKALYPTUS), les deux BETES sont respectivement l'avènement de la Philosophie matérialiste d'une part, et de la Science-Technique d'autre part, adorées et toutes puissantes, dont les hommes sont aujourd'hui les esclaves. Il faut donc prier, pour qu'elles ne nous engloutissent pas. Le combat de tout chrétien, n'est pas seulement un combat moral, cela existe déjà dans les autres religions. Notre combat est avant tout un combat ESCHATOLOGIQUE : "Notre combat n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les Principautés, contre les Autorités, contre les Dominateurs de ces ténèbres, contre les Puissances Spirituelles de la Méchanceté dans les cieux" (St-Paul, Epître aux Ephésiens, VI,12 et 13). Ce texte est bien étrange, et si l'on y regarde bien, il fait en quelque sorte allusion aux... ovnis ou aux PAN (phénomènes aériens non identifiés), en tout cas à certaines formes de manifestations "célestes", dont il convient de se méfier. Voilà pourquoi il faut rester en éveil, très vigilant et ne pas quitter le Catholicisme (qui veut dire religion universelle) comme le font à tort de nombreux chrétiens depuis maintenant plus de trois siècles. Car, ce qui fait la « supériorité » de celui-ci c'est la volonté et la capacité de donner à tous les hommes sans exception et je dirais même aux "démons" susceptibles de repentir, une chance de SALUT SPIRITUEL authentique. Sans vouloir réduire à néant la valeur intrinsèque évidente des autres religions, elles ne peuvent bénéficier directement des avantages du Catholicisme car elles restent enfermées dans leurs propres traditions et groupes culturels, raciaux ou ethniques, et privées des rites et rituels appropriés. Nous reviendrons ultérieurement sur cette différence importante, en insistant notamment sur la notion d'Eucharistie et sur celle de sanctification du prêtre catholique. Certes, le bouddhisme qui peut être compris comme une exception, n'est pas à proprement parler une religion (Bouddha n'a jamais demandé à ce qu'on lui rende un culte), même si l'on y trouve des cultes, mais plutôt un mode de vie, d'où son caractère d'universalité. Le Bouddhisme, qui est né environ cinq siècles avant le christianisme, peut servir d'outil ou de méthode aux chrétiens, au même titre que le Yoga, mais il ne peut remplacer la foi en Jésus-Christ, qui est l'Alpha et l'Omega. Or, pour mener ce combat eschatologique, il faut des armes : la communauté des croyants réunis en une EGLISE est l'instrument majeur de la REDEMPTION du genre humain. Le but est de favoriser la victoire du Christ sur les ténèbres. Et c'est justement ce que le Diable veut empêcher ou retarder. D'où le sens eschatologique de ce texte si étrange qu'est l'Apocalypse. Les différentes personnifications de l'AntéChrist (qui veut dire celui qui vient avant le Christ... pour le combattre, et qui de ce fait, se transforme en AntiChrist), que sont successivement Néron et d’autres empereurs romains, Attila, Hitler, Staline et Mao, ont été précédés ou accompagnés de faux prophètes que furent les révolutionnaires, Marx, Lénine et certains gourous modernes. Mais le personnage Final, l'IMPIE, l'Homme de la Perdition qui accompagne la Bête dont le nombre est 666, la figure de l'ADVERSAIRE reste encore à venir. Or c'est le Serpent Sioniste qui prépare sa venue en voulant maîtriser le plus vite possible tous les médias et en particulier la télématique (suivez mon regard !). Il faut donc nous préparer nous aussi à le combattre de manière ouverte, car le temps des martyrs revient comme à l'époque des premiers chrétiens, afin que la PAROLE s'accomplisse. C'est pourquoi nous devons croire et prier pour le second avènement du Fils de l'Homme. Mais comment ? Ce sera l'objet de mon prochain texte si vous le souhaitez. Mes frères et mes soeurs, que l'Esprit de DIEU soit sur vous. Prions !
L'Ermite d'Aquitaine. Bordeaux décembre 1999
Date de création : 04/01/2008 @ 11:08
Dernière modification : 16/05/2009 @ 15:20
Catégorie : Prophéties et Apocalypse
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